Il existe plusieurs types de prêteurs hypothécaires. Dans le jargon, on les appelle A, B, alternatif, privé, traditionnel, etc. C’est habituellement notre situation financière qui nous oriente vers l’un ou l’autre.

Les prêteurs A ou traditionnels

Vous les connaissez déjà. Ce sont les banques à charte fédérale et provinciale (Scotia, TD, National, Desjardins, inc). On y retrouve également les institutions de prêts en ligne qu’on appelle aussi les prêteurs virtuels (MCAP, First National, etc.). Ne cherchez pas la succursale la plus près de chez vous; tout se fait en ligne!

Les prêteurs A dont réglementés par le gouvernement fédéral via le Bureau du surintendant des institutions financières (BSIF).

Ils offrent les taux d’intérêt les plus avantageux: toujours en dessous du taux de référence de la banque du Canada. Mais ils ont des exigences strictes et particulièrement élevées. Surtout depuis 2016, alors que le gouvernement fédéral a resserré les règles concernant les emprunts hypothécaires (Lire aussi Les règles hypothécaires se resserrent).

Ces prêteurs exigent aussi un dossier de crédit impeccable. Si vous avez des retards de paiement, subi une faillite, êtes un nouvel arrivant sans preuves de revenus fixes ou un travailleur autonome qui se verse un salaire plus bas à des fins fiscales, vous risquez de ne pas vous qualifier aux yeux de l’institution financière.

Les prêteurs B ou alternatifs pour les situations financières plus difficiles ou moins conformes.

L’avantage des prêteurs B est que leurs exigences sont moins élevées. D’une part, ils sont plus tolérants sur les hauts et les bas de votre dossier de crédit. D’autre part, ils sont encadrés par les provinces et n’ont pas à se soumettre aux règles imposées par le BSIF. On constate d’ailleurs que depuis 2016, le nombre d’acheteurs qui se sont tournés vers les prêteurs alternatifs pour obtenir une hypothèque a augmenté.

Qui sont-ils ? Des prêteurs privés, des sociétés de placement hypothécaire, des coopératives d’épargnes et de crédits (quoique parmi ces derniers, certains adoptent des règles de plus en plus strictes, se rapprochant de celles imposées par le BSIF).

Le désavantage du prêt alternatif est que les taux d’intérêts sont plus élevés. Pourquoi? : le prêteur prend davantage de risques en vous prêtant. De plus, vous pouvez avoir à payer des frais d’ouverture de dossier variant de 1 à 3% du montant du prêt.

L’utilisation d’un prêteur alternatif peut être une solution très intéressante pour accéder éventuellement à un prêteur traditionnel. Même si le taux d’intérêt est plus élevé, ce ne sera que pour une période transitoire, soit de 3-6 mois à 2 ans, le temps de refaire son crédit.

Je fais affaire autant avec les prêteurs A que B. Je suis là pour vous aider à trouver la solution répondant le mieux à votre besoin. Pour me joindre: 450 446-0102 ou r.campbell@hypotheca.ca